
Sir
Hans Adolf Krebs, biochimiste britannique d'origine allemande (Hildesheim,1900
Oxford, 1981).
En 1932, il introduisit la théorie de la formation cyclique de l’urée
et découvrit, en 1937, le cycle de l’acide citrique(source principale
de l’énergie métabolique) ou cycle de Krebs. Pour cette
découverte, il obtint le prix Nobel de médecine, avec F. Lipmann,
en 1953.Cycle de Krebs (appelé également cycle de l’acide
citrique) : série de réactions biochimiques qui constitue la voie
principale par laquelle les organismes supérieurs obtiennent leur énergie.
Ces réactions, effectuéees à l’aide de d’enzymes
spécifiques et en présence d’oxygène, transforment
les substances formées au cours de la dégradation partielle des
sucres, des graisses, etc., en anhydride carbonique, en eau et en substances
« riches » en énergie (ATP, par exemple.).
La
glycolyse et le cycle des pentoses
Les différentes réactions permettant la transformation
du glucose en acide pyruvique constituent ce qu’on appelle la glycolyse,
ou la voie anaérobie (« anaérobie » signifiant que
les réactions ont lieu en l’absence d’oxygène),
ou encore la voie Embden-Meyerhof, du nom des spécialistes qui l’ont
mise en évidence. Il faut noter que le cycle de Krebs est un producteur
d’ATP beaucoup plus efficace que la glycolyse : la respiration cellulaire
à partir de la molécule de glucose produit 38 molécules
d’ATP, dont 27 sont fournies par le cycle de Krebs et 8 par la glycolyse.
Les hexoses (sucres simples à six atomes de carbone, comme le glucose)
peuvent également être partiellement décomposés
en entrant dans le cycle des pentoses (sucres en C5, comme le ribose, qui
joue un rôle dans le métabolisme des glucides). Ce cycle permet,
en outre, de produire ou de dégrader les oses (sucres) à cinq
carbones dont la cellule à besoin, notamment lors de la synthèse
des acides nucléiques.
Au cours de cette opération, plusieurs atomes d’hydrogène
sont transférés sur un dérivé vitaminique, le
NAD, et les deux atomes de carbones de carbone éliminés sous
forme de dioxyde se retrouvent dans l’air expiré par l’organisme.
Les intermédiaires intervenant dans le cycle de Krebs sont formés
soit à partir du glucose, soit à partir de divers acides aminés.
Les radicaux acétyles, qui doivent alimenter sans discontinuer le cycle
de Krebs, sont obtenus à partir des acides gras ou du glucose. Ainsi,
protides, glucides et lipides peuvent être indirectement utilisés
dans les réactions du cycle de Krebs aux fins de produire des composés
à niveau énergétique élevé. La cellule
parvient sans difficulté à maintenir la concentration des métabolites
intermédiaires parce qu’ils participent à de nombreuses
autres réactions du métabolisme.

Les
Lipides
Les
acides gras, qui représentent un des principaux constituants des
lipides, sont dégradés au cours du processus appelé
ß-oxydation. Les longues chaînes carbonées dont ils sont
progressivement découpées en molécules à deux
atomes de carbon avant d’être définitivement dégradées
dans le cycle de Krebs.
Leur synthèse relève d’un processus inverse, puisque
leur chaîne carbonée est recomposée à l’aide
de maillons à deux atomes de carbone. Une des grandes différences
entre la synthèse et la dégradation est que la première
est réalisée dans la mitochondrie à l’aide d’enzymes
spécifiques des acides gras (les enzymes de l’hélice
de Lynen), tandis que la seconde se déroule intégralement
dans le cytoplasme de la cellule.
La
Polymérisation
La polymérisation
peut consister en la synthèse de protéines à partir
d'un grand nombre d'acides aminés disposés selon une séquence
déterminée. Les précurseurs de la synthèse des
acides aminés sont en grande majorité les intermédiaires
de cycles tels que celui de Krebs ou de la glycolyse. Les acides aminés
«indispensables » que la cellule ne peut synthétiser
proviennent exclusivement de l'alimentation. La dégradation des acides
aminés commence toujours par une désamination, qui a lieu,
par exemple, dans le cycle de l'urée. Les nouveaux composés
ainsi produits peuvent devenir des intermédiaires de nombreux cycles.La
polymérisation peut aussi consister en la synthèse d'ADN ou
d'ARN à partir de mononucléotides, composés d'une base
et d'un pentose, reliés entre eux par l'acide phosphorique. La polymérisation
ne peut avoir lieu qu'en présence d'ATP ou d'autres composés
à niveau énergétique élevé, dont certains,
comme la guanosine triphosphate (GTP ), sont des dérivés de
l'ATP.
Les réactions anaérobies
Toutes les cellules ont la faculté de synthétiser de l'ATP
en l'absence d'oxygène (réactions anaérobies ). En
règle générale, le glucose, qui constitue la principale
source de sucre dans la cellule, est dégradé en acide pyruvique,
qui donne à son tour de l'acide lactique, alors éliminé
par la cellule. Ainsi, les bactéries du lait en absorbent le sucre
et le transforment en acide lactique, au cours d'un processus métabolique
qui produit assez d'ATP pour satisfaire les besoins des bactéries.
L'acide lactique, éliminé par les cellules bactériennes,
rend le lait aigre.De même, chez les animaux, l'activité musculaire
peut se poursuivre, pendant un laps de temps assez court, sans apport d'oxygène
; l'acide lactique passe dans le sang. Si la privation d'oxygène
dure longtemps, l'acidité bloque toute activité métabolique
et la cellule musculaire meurt.
Le métabolisme de base
Au cours de la combustion des aliments, la consommation d'oxygène
(O 2 ) s'accompagne d'un dégagement de dioxyde de carbone (CO 2 ).
La quantité d'oxygène utilisée permet de calculer les
dépenses énergétiques de l'organisme, c'est-à-dire
le métabolisme de cet organisme.Le métabolisme d'un animal
donné connaît des variations importantes dans le temps, et
ce en fonction de divers facteurs : l'intensité de l'activité
musculaire ; la nature du comportement alimentaire ; la digestion, la lactation
ou la grossesse ; le moment de la journée ou la période de
l'année ; la période du cycle menstruel chez la femme ; ou
encore, la situation émotionnelle.Souhaitant disposer d'un point
de référence, les spécialistes ont arbitrairement défini
un métabolisme dont la détermination suppose le respect préalable
d'un certain nombre de conventions. Il est défini comme étant
le métabolisme d'un animal placé dans les conditions les plus
favorables qui soient sur le plan physiologique. Chez l'homme et les autres
mammifères ainsi que chez les oiseaux, ce métabolisme correspondant
à une dépense énergétique minimale est appelé
«métabolisme de base »: il s'agit du métabolisme
d'un animal au repos, en période de jeûne, et qui ne subit
aucun stress d'origine thermique.
Le métabolisme de base chez l'homme
Chez l'homme, le métabolisme de base correspond à la quantité
d'oxygène utilisée par l'organisme alors que le sujet est
au repos complet, après avoir dormi au moins 8 heures ; son dernier
repas ne doit pas remonter à moins de 12 heures ; il doit être
resté au minimum 30 minutes sans faire le moindre exercice ; enfin,
la température ambiante doit être comprise entre 16,7 et 30,6
°C.Ainsi, par définition, le métabolisme de base représente
la quantité minimale d'énergie nécessaire à
l'organisme par unité de temps pour maintenir l'individu en vie,
c'est-à-dire la quantité d'énergie nécessaire
à la contraction musculaire lors de la respiration, des battements
cardiaques et du tonus musculaire ; au maintien des activités de
synthèse qui se déroulent en permanence au sein des différentes
cellules ; au maintien de l'activité électrique du cerveau.Le
terme «métabolisme de base » ne saurait être appliqué
aux animaux à sang froid, du fait du caractère particulier
de leur métabolisme. En effet, leur température dépend
de la température ambiante, et le métabolisme varie avec la
température du corps. On parle, à propos de ces animaux, de
métabolisme standard pour évoquer le métabolisme minimal
des sujets en période de jeûne, placés dans des conditions
de température déterminées.

Le
métabolisme des glucides
Les glucides sont
les premiers à être consommés par l'organisme, avant les
lipides et les protides. Le D-glucose est l'élément primordial
du métabolisme des glucides, car, d'une part, il offre une réserve
d'énergie importante et facilement accessible et, d'autre part, sa dégradation
fournit une série de composés indispensables à l'activité
de la cellule.Les plantes sont capables de fabriquer leurs glucides par la photosynthèse,
au cours de laquelle l'énergie lumineuse est convertie en énergie
chimique grâce à la chlorophylle et à d'autres pigments.
Cette réaction aboutit à la conversion de l'eau et du dioxyde
de carbone en glucose et en oxygène. Elle se décompose en une
phase lumineuse (dépendante de la lumière ), durant laquelle l'énergie
chimique est créée sous forme d'ATP (adénosine triphosphate
), et en une phase obscure (indépendante de la lumière ), où
le CO 2 et l'ATP servent à la synthèse du glucose. Chez les animaux,
l'utilisation des glucides (saccharose, amidon, glycogène ), stockés
dans les cellules, dépend de leur oxydation, réaction inverse
de celle de la photosynthèse. Avec quelques variations selon les êtres
vivants considérés, la libération du glucose se fait par
glycolyse (voie des trioses ), réaction catalysée par des enzymes
et qui consiste en la séparation des unités constitutives des
molécules ; elle fournit de l'énergie et de l'acide pyruvique.
Celui -ci, transformé en acide lactique dans les tissus animaux, est
impliqué dans la contraction musculaire, mais cet acide pyruvique participe
aussi, chez les levures vivant en aérobiose, à la formation d'alcool
éthylique (fermentation alcoolique ). Toutefois, l'essentiel de l'énergie
dont la cellule a besoin pour fonctionner est produit par les autres étapes
du métabolisme : le cycle de Krebs, dans lequel entre en jeu l'acide
pyruvique, et la chaîne respiratoire.
Les fonctions des glucides
Chez
les végétaux, les parois cellulaires sont composées de
cellulose, principal constituant du bois, et d'hémicellulose, polymère
de pentose et d'autres composés organiques. Le coton, par exemple, est
de la cellulose quasi pure (98 %). La cellulose n'est pas soluble dans l'eau,
mais peut être hydrolysée en cellobiose, puis en glucose. Non assimilable
par l'homme, la cellulose l'est par les ruminants qui, lors de la digestion,
l'utilisent pour produire leurs glucides.Chez les crustacés et les insectes,
l'exosquelette est constitué d'une substance inerte, la chitine, polymère
du sucre aminé N-acétylglucosamine.Chez les animaux, on trouve
des mucopolysaccharides, ou polymères de sucre, dans les manteaux des
cellules des cartilages, des os et de divers autres tissus ; en outre, ils entrent
dans la composition des liquides du milieu interstitiel entourant les cellules.
Les parois et les capsules de certaines bactéries consistent en un cadre
rigide, un mucocomplexe composé de sucres, de lipides et d'acides aminés.Les
glycoprotéines, qui comportent des groupes de glucides reliés
par des liaisons covalentes, abondent dans les membranes cellulaires. Certaines
glycoprotéines, disposées à la surface des globules rouges,
déterminent, par la seule présence d'un glucide différent
en bout de chaîne, la spécificité du groupe sanguin d'un
individu : si ce glucide est le galactose, l'individu est du groupe B ; si c'est
l'acétylgalactosamine, il est du groupe A ; en l'absence de l'un ou de
l'autre de ces glucides, il est du groupe O.Les glucides jouent aussi le rôle
de réserve énergétique, les principales molécules
stockées étant l'amidon, dans les graines et les racines des végétaux,
et le glycogène, dans le foie des animaux. Les deux polyholosides sont
déposés dans les cellules sous forme de granules quand le glucose
libre de l'organisme se révèle excédentaire. Si l'activité
métabolique de l'organisme le requiert, les polymères sont dégradés
sous l'action d'enzymes, libérant ainsi le combustible. Des espèces
végétales, telles la betterave sucrière ou la canne à
sucre, emmagasinent également du saccharose.Chez l'homme, l'alimentation
comprend une large part de glucides, intégrés sous forme d'amidon
et de saccharose. Ces deux substances doivent d'abord être dégradées,
par les enzymes digestives, en sucres simples, afin que leur absorption et leur
passage dans la circulation sanguine soient possibles. Le trouble le plus courant
du métabolisme des glucides chez l'homme est le diabète.
La Glycolyse
La glycolyse est une série de réactions biochimiques au cours
desquelles des molécules de glucose sont transformées en molécules
d'acide pyruvique, avec production d'énergie (sous forme de molécules
d'ATP, adénosine triphosphate ). Elle fut une des premières voies
métaboliques connues car son étude a commencé au siècle
dernier avec les travaux de Pasteur, de Buchner, de Meyerhof ou d'Embden. Cette
suite de réactions est commune à la fermentation et à la
respiration cellulaire.Son principe général est de transformer
la molécule de glucose, un glucide contenant six atomes de carbone, en
acide pyruvique, une molécule tricarbonée. Les transformations
du glucose sont réalisées par isomérisation, phosphorylation,
oxydation et rupture de la molécule.
Les étapes de la glycolyse
La première étape est celle de la phosphorylation du carbone 6
du glucose. Ce phosphore est prélevé sur une molécule d'ATP.
La deuxième étape transforme le glucose en fructose par l'enzyme
phospho-hexiosomérase. Au cours de la troisième, le fructose est
phosphorylé sur le carbone 1. Une deuxième molécule d'ATP
est donc consommée.La quatrième étape coupe la molécule
en deux oses phosphorylés à trois carbones (dihydroxy-acétone
et glycéraldéhyde ). Au cours des étapes suivantes, le
glycéraldéhyde perd deux atomes d'hydrogène et l'énergie
libérée est stockée sur une molécule d'ATP.Le phosphate
passe ensuite sur le carbone 2 puis l'acide glycérique perd une molécule
d'eau pour devenir de l'acide énolpyruvique. Enfin, la dernière
étape est une déphosphorylation qui aboutit à la formation
d'acide pyruvique.
Le bilan énergétique
Le bilan énergétique de la glycolyse est positif car il produit
deux molécules d'ATP pour une molécule de glucose dégradé
en deux molécules d'acide pyruvique.La dégradation complète
de l'acide pyruvique peut être obtenue par son entrée dans le cycle
de Krebs. Cette molécule peut aussi être utilisée dans des
réactions de fermentation anaérobie produisant une dégradation
incomplète. La dégradation complète de la molécule
de glucose fournit au total trente-huit molécules d'ATP.La première
partie de la dégradation du glucose se déroule dans le cytoplasme
de la cellule et ne nécessite pas la présence d'oxygène.
Cette partie du catabolisme est donc anaérobie. En revanche, la dégradation
de l'acide pyruvique a lieu dans les mitochondries en présence d'oxygène.
Le
métabolisme des lipides
Les triglycérides
ingérés par l'organisme sont hydrolysés (catabolisme )
dans l'intestin par des enzymes spécifiques, les lipases, puis réabsorbés
sous forme d'acides gras et de monoglycérides. À partir des cellules
intestinales (entérocytes ), des chylomicrons (lipoprotéines sécrétées
par les entérocytes ) transportent les lipides d'origine alimentaire
vers le tissu adipeux et le foie via la lymphe.On distingue, en fonction de
leur densité, cinq types de lipoprotéines impliquées dans
le transport des lipides : les chylomicrons, essentiellement composés
de triglycérides ; les lipomicrons, ou «lipoprotéines de
très basse densité » (VLDL, very low density lipoproteins
), qui véhiculent les triglycérides ; les lipoprotéines
de faible densité (LDL ), qui transportent le cholestérol ; les
lipoprotéines de densité intermédiaire (IDL,intermediary
density lipoproteins) les lipoprotéines de haute densité (HDL,
high density lipoproteins ), qui prennent en charge les phosphoglycérides
et le cholestérol.C'est dans les capillaires du tissu adipeux (adipocytes
) qu'a lieu l'hydrolyse des triglycérides de réserve en glycérol
et en acides gras : ces derniers, à l'état libre, quittent les
adipocytes pour rejoindre les organes où ils seront oxydés. À
l'inverse, les adipocytes sont capables d'absorber les acides gras pour les
convertir en triglycérides afin de les stocker.
Oxydation des
lipides
Les acides gras sont
utilisés comme substrat énergétique par de nombreux organes.
Ils sont beaucoup plus abondants que le glycogène, et leur dégradation,
à quantité égale, fournit environ deux fois plus d'énergie.
Leur dégradation partielle, ou bêta-oxydation, a lieu dans les
mitochondries (organites cellulaires ) grâce à l'acétylcoenzyme
A, catalyseur fondamental dans le métabolisme. Les molécules d'acétate
(à 2 carbones ) produites sont à leur tour hydrolysées
et transformées en dioxyde de carbone par les enzymes du cycle de Krebs.
Ce dernier aboutit à la formation de l'adénosine triphosphate
(ATP ), molécule de haute énergie.
Synthèse des lipides
Les unités de construction (acétate et glycérol -3-phosphate
) nécessaires à la synthèse des triglycérides peuvent
dériver du métabolisme des glucides ou des acides aminés.
Ainsi, tout excès calorique, par rapport aux besoins métaboliques
réels, entraîne une augmentation de la quantité de lipides
dans les cellules du tissu adipeux, y compris dans le cas d'un régime
à faible teneur en lipides.Chez les animaux supérieurs, le foie
constitue le site principal de la synthèse des acides gras. Ces derniers,
produits à partir de l'acétate, se combinent au glycérol
-3-phosphate pour donner de l'acide phosphatidique. Après élimination,
par action enzymatique, du groupement phosphate de l'acide phosphatidique, on
obtient un diglycéride, qui, à son tour, s'associe avec un autre
acide gras pour fournir des triglycérides. Ces derniers sont alors libérés
dans le sang par le foie, grâce aux lipomicrons, et dirigés vers
les tissus adipeux. L'acétate joue également le rôle de
précurseur dans la synthèse du cholestérol, tandis que
l'acide phosphatidique est le précurseur direct des phosphoglycérides.Le
cholestérol est synthétisé essentiellement dans le foie
et dans l'intestin, mais également, à un moindre degré,
dans les glandes surrénales ou génitales. Toutefois, le cholestérol
est en majeure partie apporté par l'alimentation.
Les
lipides de structure
Les lipides de structure entrent dans la composition des membranes des cellules
de tous les organismes, mais aussi des membranes cytoplasmiques, c'est-à-dire
celles des organites intracellulaires. Ils participent donc au transport des
molécules et des ions à travers les membranes, et au bon fonctionnement
des récepteurs et des enzymes. Chez la plupart des animaux, les lipides
membranaires les plus abondants comprennent la lécithine, la céphaline,
la phosphatidylsérine et le cholestérol, également présent
dans les tissus et les liquides de l'organisme. Les membranes cellulaires du
système nerveux central comprennent, outre les lipides mentionnés
précédemment, de la sphingomyéline, des cérébrosides
et des gangliosides.Dans les membranes des végétaux supérieurs,
on constate une prédominance de la lécithine et de la céphaline,
bien que le phosphatidylglycérol et le phosphatidylinositol y soient
également présents. Si l'on y constate l'absence de cholestérol,
on y trouve en revanche d'autres stérols, appelés phytostérols.Les
membranes bactériennes sont uniques en leur genre, car elles recèlent
très peu de lécithines et sont, en outre, totalement dépourvues
de stérols. Elles renferment essentiellement de la céphaline et
du phosphatidylglycérol.
Les lipides de réserve
Les lipides de réserve existent chez la plupart des animaux et des végétaux.
Chez les vertébrés, les triglycérides se situent dans le
tissu adipeux (graisses ), qui est réparti sur l'ensemble du corps. Les
insectes les emmagasinent dans un corpuscule graisseux spécifique, qui
sert à la fois de dépôt et de centre de métabolisme.
Chez les végétaux supérieurs, on trouve les triglycérides
dans les graines de la plupart des espèces ; ils forment aussi le constituant
essentiel des huiles végétales de certaines plantes (avocatier,
palmier et olivier ), qui donnent des fruits contenant une quantité considérable
de triglycérides.
Autres fonctions des lipides
Les lipides remplissent un certain nombre d'autres fonctions. Chez les mammifères
vivant en climat froid, la présence de graisse sous-cutanée retarde
les déperditions thermiques de l'organisme. Les hydrocarbures et les
cires contenus dans la cuticule des insectes ou dans les fruits et les feuilles
des végétaux facilitent la rétention d'eau. Certains acides
gras cycliques (prostaglandines ) jouent un rôle dans la coagulation et
dans les réponses hormonales des mammifères ; en outre, bon nombre
de dérivés d'acides gras servent de stimuli sexuels et de régulateurs
de croissance chez les insectes. Les hormones sexuelles et les adénocorticoïdes
des animaux supérieurs sont des lipides dérivés du cholestérol.
Les lipides alimentaires essentiels comprennent certains acides gras polyinsaturés,
ainsi que les vitamines A, D, E et K.